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AZAP Software is a French software company. The company started as a mathematical modelling group in the 1970's.
The first two customers were the French Postal system and a leading brewer.

The post office wanted software to help optimize their transportation and sorting system. At the time the post office used 80 sorting centers, a fleet of 20 airplanes, postal trains and a thousand trucks. They wanted to be able to deliver letters at D+1 and minimize cost.

The brewery wanted to plan it's output so as to minimize investments (a bottling line costs $15M), build as little inventory as possible ahead of the season without running out of beer during the season. This lead to the need for forecasting customer demand ahead of time, estimating uncertainty, allocating production between several plants, allocating inventory between warehouses and managing production, transportation, sourcing and distribution in as optimal a way as possible. This lead to the first versions of the AZAP software.

We also found out our customers needed advice in Logistics and Supply Chain Management before they needed software. So we built a practice in Consulting (www.diagma.com) which became independent fairly quickly but still advises us on customer needs in Supply Chain tools.

The AZAP software team now operates from Europe and Canada. It works closely with a number of consulting companies ranging from global consulting companies to local leaders.

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and is run by world renown companies in consumer goods manufacturing, chemicals, glass, paper, packaging, automobiles ...

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Client : SAUNIER DUVAL (Stratégie Logistique)

Un outil de prévisions adapté aux utilisateurs

Le fabricant de chaudières Saunier Duval, division française du groupe Vaillant Hepworth, a décidé de déployer le logiciel Azap à l'échelle européenne pour optimiser ses prévisions de ventes. Adapté à la structure décentralisée du groupe Hepworth, le processus mis en place a permis de fiabiliser les prévisions. Plus largement, associé au travail de fond effectué pour rendre plus flexible l'ensemble de la Supply Chain, Azap a contribué à améliorer les taux de services aux clients. Pleins feux sur un projet qui a fait preuve de conviction et de pragmatisme.

"La fonction Supply Chain a été crée en 1998", se souvient Thierry Leroy, aujourd'hui directeur des pièces détachées et accessoires du groupe Vaillant Hepworth. "Auparavant, la "logistique", telle qu'on l'appelait n'était pas centralisée et chaque entité du groupe Hepworth -la fusion avec Vaillant n'ayant pas encore eu lieu- disposait de sa propre logistique. En 1998, la logistique groupe rassemblait des parties opérationnelles et fonctionnelles. Sur le plan physique, nous disposions de deux entrepôts : un central de l'usine et un central de distribution France, situé à Nantes. Et pour la partie fonctionnelle de traitement des flux d'information, l'usine de Nantes se chargeait des prévisions des ventes, des ventes, des niveaux de stocks, des commandes, des approvisionnements de stocks des filiales, ainsi que du transport avec les autres filiales. Le transport local dans les filiales étant décentralisé". La baisse de 30% des stocks, obtenue grâce à une étude menée en un an, a rendu plus tangible l'intérêt d'initier une culture logistique dans le groupe, en fédérant des entités jusque-là indépendantes autour de procédures communes. Le PDG de Saunier Duval a alors créé cette fonction qui lui était rattachée et en a confié la direction à Thierry Leroy. "Les postes qui se partagent pour moitié entre l'opérationnel et le fonctionnel sont compliqués à gérer, explique notre hôte, car vous êtes immédiatement montré du doigt quand une livraison s'est mal passée. Il est donc d'autant plus difficile de garder du temps pour réfléchir et mettre en place des projets que l'on est happé par le quotidien". Les projets se voient donc ralentis de par le manque de temps et de ressources à leur consacrer, voire même de par le manque de crédibilité de la fonction logistique vis-à-vis de la direction à l’époque. De même, il était alors difficile de demander aux filiales de collaborer à mettre en place des prévisions de ventes plus fiables alors qu'elles demandent d'abord à voir leurs chaudières mieux livrées. "Il existait un fossé énorme entre la production et les commerciaux, les premiers se plaignant de mauvaises prévisions, quand les seconds déploraient de pas voir livrer les chaudières demandées", résume Thierry Leroy.

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Consolider…puis rationaliser

"La première étape a ainsi été de stabiliser la partie opérationnelle, d'abord sur le plan des entrepôts", déclare le directeur Supply Chain de l'époque. L'entrepôt de distribution France se situait au Mans, et fin 98, après que Geodis se soit engagé à rassembler sur un même site l'usine et l'entrepôt de distribution France, tout a été transféré sur Nantes. "En janvier 1999, nous nous sommes retrouvés avec un entrepôt tellement plein qu'il était impossible de bouger les palettes. Pour couronner le tout, nous avons essuyé une grève suite à des négociations salariales concomitantes : nous avons quasiment mis six mois à nous en remettre", raconte Thierry Leroy. Il a fallu externaliser sur un autre site et trouver des solutions palliatives, ce qui n'a pas été simple.
Des projets de rationalisation des réseaux de distribution ont donc pu voir le jour à partir de 2000. C'est ainsi qu'en Espagne, les organisations relatives à l'entrepôt et au transport ont été revues avec l'aide de consultants locaux, pilotés en central pour assurer des lignes directrices communes. De même, des travaux ont ensuite été menés sur l'Italie, la Belgique et l'Angleterre.

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Revoir le process Supply Chain
"Rapidement ensuite, nous avons pu travailler sur la stabilisation du process avec la partie industrielle, c'est-à-dire le process de Supply Chain intégrant les prévisions, la mise en production, l'approvisionnement des composants, les livraisons des filiales et les niveaux de services de livraison des filiales vers leurs clients", poursuit notre hôte. "Je suis partisan des petites étapes", déclare-t-il. Tout commence donc par la mise en place des feuilles Excel pour donner de la visibilité chaque mois sur l'ensemble du process. L'informatique n'étant pas intégrée, les responsables n'avaient pas de visibilité sur l'ensemble des stocks du groupe. "Il fallait donner de la confiance, stabiliser les systèmes, montrer à la partie industrielle ce qui se passait sur le terrain et vice versa. Nous avons donc communiqué sur des choses simples comme les niveaux de stocks, les plans de production envoyés chaque semaine ou les contraintes". Vient ensuite la mise en place d'un petit process de flexibilité : le plan de production figé sur pratiquement un mois engendrait le fameux « bullwhip effect » (par méfiance envers le maillon amont, chacun se prémunit par des sécurités qui croissent au fur et à mesure que l’on remonte la Supply Chain), avec des variations énormes. Pour la production, les variations de la demande étaient beaucoup trop importantes pour être suivies. Pour les filiales, la production suivait la demande de beaucoup trop loin pour qu'elles puissent réduire les stocks. "En passant à des commandes hebdomadaires, nous avons pu établir des plans de production revus chaque semaine. Au début, les niveaux de stocks des catégories A, B, C, tant sur les filiales que sur les composants au niveau de l'usine, ont dû être ajustés. Progressivement, les gens ont pris confiance dans le système. En parallèle, nous avons établi une réunion mensuelle avec l'ensemble des filiales pour travailler, par exemple, sur des indicateurs de taux de services des filiales vis-à-vis de leurs clients. Tous les mois, la production était également confrontée aux réalités du terrain. Des indicateurs de fiabilité des prévisions de ventes ont été calculés pour montrer aux filiales la qualité des données fournies et leur impact", raconte notre hôte. Ainsi, alors que les filiales avaient des contraintes relativement identiques, certaines sont apparues meilleures que d'autres, ce qui a engendré une émulation positive. La communication a également facilité la transmission de messages forts : "Nous avons défini que la remise de délai était un axe commercial très important vis-à-vis des clients. On peut accepter d'être en rupture mais pas d'être incapable de remettre un délai", annonce Thierry Leroy.

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De piètres prévisions

Un cercle vicieux alimentait une perte de confiance dans le système. Les prévisions de ventes peu fiables et les commandes très variables donnaient un caractère erratique à la demande, la rendant difficile à satisfaire, d'où des pertes de chiffre d'affaires. Mal anticipée, la production donnait lieu à des commandes de composants, elles aussi erratiques, qui mécontentaient les fournisseurs, augmentaient les frais de transport et les coûts de stockage matières. De plus, les changements de programmes intempestifs diminuaient la productivité, réduisaient les économies d'échelle et les capacités, malgré des stocks de sécurité et de composants élevés. Enfin, les commandes en retard ou en rupture imposaient de se rattraper sur les délais de livraison finaux, d'où des frais d'expédition plus importants (envois morcelés, de dépannage entre centres de stockage, urgents). Et la tendance naturelle des filiales était d'augmenter les stocks de sécurité pour se prémunir, bien que cela aboutisse en définitive à des stocks inadaptés en termes de mix produit et que les coûts de possession de stocks ne croissent.
Ainsi, à titre d'exemple, l'écart entre les prévisions de ventes et le réalisé était de plus de 20% en septembre 2000 sur les six principales familles de produits dans les sept grandes filiales européennes.
Ces mauvaises prévisions s'expliquaient en partie par des historiques sous-utilisés, un manque d'outil statistique et une unicité du processus de prévision mensuel, du fait de la durée de préparation. De plus, la demande n'était pas encore segmentée en "diffus" et "chantier", les deux types de marchés recensés. Enfin, aucun processus de contrôle ne fermait la boucle puisque les prévisions n'étaient pas comparées aux ventes réelles, que la stabilité des prévisions n'était pas analysée et que les actions marketing n'étaient pas ajustées en conséquence.

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Susciter la demande d'outil

"Nous avons commencé par revoir les prévisions de ventes parce qu'elles ont un côté orientation client intéressant en termes de communication pour l'ensemble du groupe et plus "vendeur" vis-à-vis de la direction générale", explique Thierry Leroy. "De plus, la vision des marchés était assez faible tant en central qu'en local. Cela permettait de lier la Supply Chain et le Marketing. Nous avons joué sur ce manque de visibilité des marchés pour inciter les utilisateurs à devenir demandeur d'un outil", complète-t-il. D'ailleurs, même si les responsables dans les filiales connaissaient bien le marché de manière intuitive, ils n'étaient pas hostiles à disposer de chiffres plus précis pour les aider à affiner leurs estimations. "Nous avons par exemple des produits dits "cheminées" et d'autres dits "ventouses" - les gaz brûlés devant s'échapper vers l'extérieur par un trou dans le mur-. Les responsables avaient par exemple du mal à évaluer la rapidité d'évolution entre ces deux types de produits, sachant que selon les marchés, ceux-ci n'évoluent pas à la même vitesse", illustre-t-il.

La France et l'Espagne pour pilotes
Les critères requis pour la solution recherchée étaient : la simplicité d'utilisation, le niveau d'adéquation fonctionnelle, le multi-linguisme, l'expérience d'interfaçage avec de multiples ERP, une mise en œuvre simple et rapide, la possibilité d'exporter et d'importer des données et un bon rapport qualité/ prix de service. "Fidèles au principe des petits pas, nous ne voulions pas mettre en place un APS qui gère les prévisions, la planification et l'ATP sur plusieurs pays. Nous avons alors choisi deux pays : la France et l'Espagne", narre notre hôte. L'Hexagone a été choisi parce que "politiquement" plus simple et le plus facile à mettre en œuvre : la partie informatique étant centralisée à Nantes, la maîtrise des interfaces était plus aisée. De plus, la demande d'outil était forte, surtout du côté marketing. Quant à l'Espagne, les responsables voulaient éviter que le projet ne soit perçu comme trop franco-français. Ils voulaient également intégrer de la complexité dès la phase pilote, avec des produits spécifiques à ce marché et un système d'information différent. "Ajoutons également que j'avais une bonne connaissance du marché espagnol et qu'à eux deux, ces marchés ont un poids important au niveau du groupe", complète Thierry Leroy. Ainsi, simplicité et degré d'acceptation optimal étaient-ils là encore les principaux objectifs visés.

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Laisser la main aux filiales

En outre, la vision décentralisée du groupe Hepworth militait en faveur de bases locales. "Nous voulons des gens qui ont la maîtrise de leur propre marché et qui retransmettent les données en central. On peut centraliser l'information mais pas l'appropriation de l'outil", déclare le directeur des pièces détachées et accessoires . Le logiciel devait donc être en espagnol pour la Péninsule Ibérique, et intégrer les codes produits espagnols ainsi que leur propre hiérarchie de regroupement. Les informations étant ultérieurement regroupées sur une base de données centrale. Dans un premier temps, l'outil recherché n'avait toutefois pas vocation à s'occuper de la partie budget. "Nous voulions avant tout améliorer la qualité et la fluidité du système, et être capable de le faire tourner à une périodicité plus rapide que mensuelle", résume Thierry Leroy.

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Le choix d'Azap

En restant dans l'optique de trouver un outil potentiellement simple et facile à mettre en place, un cahier des charges a été établi durant le premier semestre 2001 par une responsable en France. L'analyse du marché a porté sur des solutions comme Azap, Dynasys, Futurmaster, I2, Logility et Manugistics. "A l'époque, SAP n'avait pas encore de solution éprouvée et de mise en œuvre réussie", rappelle Thierry Leroy. En août 2001, Kai Sturmberg, qui travaillait pour le groupe Vaillant, est affecté à plein temps sur le projet. En trois mois, il finit de boucler le cahier des charges et d'analyser plus en détail le marché. Restent en short list Azap et Manugistics. Et fin 2001, c'est finalement Azap qui l'emporte, malgré l'image plus internationale et la couverture fonctionnelle plus vaste de Manugistics et en dépit du processus d'intégration du groupe Hepworth et de Vaillant alors en cours. "Pour moi, prévalaient les critères de coût et de capacité de mise en place. Dans tous ces outils de Supply Chain, ce qui fait la différence, c'est la capacité des hommes à les utiliser. A quoi bon donner une Ferrari à quelqu'un qui ne sait conduire qu'une 2CV ?", interroge Thierry Leroy avec bon sens. C'est au travers de présentations en interne qu'a été perçue l'acceptation de l'outil par les gens en place. "Nous nous sommes particulièrement attachés à la couverture fonctionnelle des prévisions de ventes. Sur ce plan, ce qui se trouvait dans Azap n'était pas moins bon que ce que proposait Manugistics, et plutôt plus simple à comprendre et à mettre en œuvre. Manugistics est un outil puissant mais plus compliqué. Par exemple, la hiérarchie produit est moins souple et plus structurante dès le début, car conçue dans une optique plus centralisée - avec des codes produits identiques dans tous les pays…- Et dans la version que nous avons vue, la gestion des événements était peut-être même moins souple que dans Azap", explique Thierry Leroy. "De plus, nous ne voulions pas mettre en place un projet trop gourmand en ressources, ni trop coûteux pour le groupe", complète-t-il. Il avoue tout de même qu'il n'a pas été facile de convaincre la direction : "Quand vous vous retrouvez face au directeur général du groupe, de deux autres personnes plutôt opposées à votre point de vue et qu'il faut les convaincre en anglais, c'est une expérience intéressante !" concède-t-il. "Il faut être sûr de soi et bien connaître sa Supply Chain, son marché et ses clients pour expliquer clairement là où l'on veut aller". Thierry Leroy reconnaît être "passé en force" en invoquant sa volonté d'avancer, alors que le groupe n'était pas aussi mûr dans ses réflexions.

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Le processus de prévisions
Dans le processus adopté par la France, la prévisionniste analyse les prévisions du mois précédent au niveau des références réparties par type de marché ("diffus" et "chantier") et collecte ces données pour le marketing et pour elle-même. Des prévisions statistiques éclatées par référence, par semaine, par direction régionale (8 en France) et par type de marché sont calculées pour 52 semaines sur la base de données historiques. Pour tirer partie des connaissances des directions régionales, une étape supplémentaire de validation mensuelle des prévisions, par référence pour le "chantier" et par famille pour le "diffus" , est prévue pour la France. Les prévisions sont ensuite consolidées par la prévisionniste qui présente au marketing, au chef de produit, à la vente et aux responsables de filiale une analyse explicite des prévisions du mois précédent et fait valider les prévisions par état et par mois. Au final, on obtient une prévision globale par référence. Des différences existent entre les filiales : par exemple, en Italie, la validation s'effectue via un accès Web (les responsables disposent de deux jours pour modifier).

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La mise en place se poursuit en Europe
Une première phase pilote a été menée sur la France et l'Espagne en 2002. La mise en œuvre dans la filiale espagnole a été un peu plus longue que prévue (5 à 6 mois). L'extraction des données a posé quelques soucis. De plus, l'époque du déploiement correspondait à une période de forte activité pour l'Espagne de sorte que les ressources n'étaient pas toujours disponibles. Enfin, le fait de traduire en espagnol les propos en français de Kai Sturmberg, pour une troisième personne qui réalisait le travail demandé, a abouti parfois à quelques incompréhensions. "C'est vrai, nous avons mis plus de temps avec l'Espagne, admet Kai Sturmberg, directeur de projet Supply Chain, mais ce qui compte c'est que les utilisateurs sont à présent satisfaits de l'outil et très partisans de son extension aux autres filiales !"
Aujourd'hui, Azap est implanté en France, en Espagne, en Italie, en Angleterre, aux Pays Bas, en République Tchèque et en France, sur le SDPR (Saunier Duval pièces de rechanges). "En moyenne, l'implantation dans les différentes filiales a pris de deux à trois mois", déclare le directeur de projet. Il a fallu s'interfacer avec divers systèmes d'informations comme Movex pour la France et l'Angleterre, Amis pour l'Espagne, JD Edwards pour la République Tchèque et Optim pour les pièces de rechange en Belgique et en Angleterre. "Nous sommes rodés à présent : Saunier Duval connaît Azap et Azap connaît bien nos processus. Cela nous permet d'être plus réactifs", indique Kai Sturmberg. De fait, si les produits sont différents d'un pays à l'autres de par des contraintes de marché et diverses réglementations spécifiques, la structure de produits est la même. Le minimum des informations nécessaires est clairement défini, de même que les critères d'analyse de données. Il faut pouvoir répondre à des questions relatives aux quantités, à la périodicité, aux cadences … et plus finement, par exemple à la puissance de l'appareil (Va-t-on vendre plus de chaudière 24 KWH ou 28 KWH ?). Tout cela permet de capitaliser sur l'expérience et d'avancer plus rapidement.

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Horizons lointains…
Le déploiement en Hongrie et en Pologne reste à définir. Quant à la Chine, l'installation est exclue en raison du caractère trop erratique du marché. Les variations étant trop fortes et les délais plus longs (lead time de 2 mois), l'expérience du marché et les commandes réelles suffisent pour piloter l'activité.
Pour le moment, Azap a été implanté dans les filiales du groupe Hepworth, mais l'extension à celles du groupe Vaillant n'est pas encore validée. Ces dernières disposent en effet d'un outil appelé VIM (Vaillant Information Management) plus limité sur le plan des prévisions (historique sur trois mois, deux niveaux hiérarchiques par référence…) mais plus orienté budget. Il reste donc à voir si Azap peut être complété pour remplacer VIM, si les deux outils peuvent cohabiter ou si un troisième outil couvrant les deux périmètres fonctionnels pourraient les remplacer tous deux, dans tout le groupe Vaillant Hepworth.

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Des écarts de 5 à 10%
Les premiers résultats se font ressentir. Au lieu d'écarts de 20 à 25%, voire même plus par famille, la différence entre les ventes prévues et réalisées est actuellement plus proche de 5 à 10%. "Avec l'expérience, je suis convaincu que ces chiffres vont encore s'améliorer, de même que les quantités en stock et le service rendu aux clients", annonce, confiant, Kai Sturmberg. Il pense d'ailleurs que l'ensemble des pays va tirer véritablement les fruits de cette implantation lors de la prochaine haute saison.
Le taux de ruptures a également largement baissé : il y en a moins et elles sont moins longues.
En parallèle, les travaux de stabilisation de la partie industrielle se sont poursuivis. A la fin du projet prévisions de ventes, un outil de planification Azap a été mis en place sur l'usine de Nantes. Il reprend les prévisions de l'ensemble du groupe, définit les réapprovisionnements depuis Nantes vers les filiales en tenant compte de contraintes multiples telles que la taille des camions, par exemple. La dernière opération effectuée a été de rattacher la partie opérationnelle de la logistique groupe à la branche industrielle, afin de donner une véritable responsabilité aux industriels sur le taux de service des marchés (c'est-à-dire des filiales envers leurs clients). Depuis, les industriels sont responsables du plan de production, mais aussi du traitement de la prévision de ventes et de la mise à disposition des produits dans les stocks locaux. Tout cela est mesuré à travers les objectifs et les indicateurs de taux de service, mais ne donne pas lieu à des primes ou autres incitations financières, la culture de l'entreprise ne s'y prêtant pas. "Les taux de services se sont améliorés de manière non négligeable. Mais ce qui a changé, c'est que tout le monde se sent concerné. L'industriel est orienté sur ses taux de services et non sur ses règles internes. Cela a changé drastiquement la vision sur le plan de production, sur les possibilités de le modifier. De plus, c'est tout le travail de fond réalisé depuis deux ans sur les lead times, la flexibilité fournisseurs, les stocks de sécurité de composants… qui commence à porter ses fruits", explique Thierry Leroy. Ainsi, divers maillons de la Supply Chain ont-ils été modifiés simultanément de manière à obtenir une évolution d'ensemble. Interrogé sur la pertinence du rattachement de la Supply Chain à la direction industrielle, Thierry Leroy déclare : "Cela ne me choque pas à court terme, car il y a beaucoup de travail à faire sur la partie industrielle. Mais à moyen terme oui, car une Supply Chain doit être transversale aux organisations et ne pas dépendre d'une seule entité".

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Les dessous de la fusion
Pour le moment, les sites sont mono-produits mais un master plan industriel est actuellement en cours pour étudier les possibilités de gagner en flexibilité par des sites plus polyvalents. De même, des études sont menées pour concevoir des produits ayant une plate-forme commune et davantage de composants communs, afin notamment d'optimiser les approvisionnements avec les divers fournisseurs. Mais de toute façon, les marques subsisteront sur chacun des marchés pour capitaliser sur leur notoriété et leurs parts respectives. Les forces de ventes resteront également séparées, avec des objectifs de ventes propres. Toutefois, le responsable pays est unique et c'est lui qui est redevable de l'ensemble du chiffre d'affaire et des parts de marché de l'ensemble du groupe sur sa zone. "Le back-office avec la logistique, la prise de commandes, l'informatique et le transport sont en train de se rapprocher mais les réseaux de ventes restent différents", résume Thierry Leroy. Une cartographie des marques et des gammes est en cours pour ajuster les positionnements au sein du groupe, le but étant de capitaliser sur les implantations locales tout en faisant valoir l'appartenance à un groupe. Si les marques locales sont généralement bien appréciées sur leur région, il peut y avoir des exceptions comme en Chine où les produits importés d'Europe de l'Ouest ont une meilleure image que ceux produits sur place (les chaudières sont donc importées de Nantes !).

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Une réponse adaptée à la cible client
"Pour moi, un projet de Supply Chain est un projet de direction commerciale. L'objectif étant d'apporter la réponse adaptée à chaque segment de client", déclare Thierry Leroy. Il estime qu'un projet de Supply Chain est la mise en place d'une organisation pour répondre aux besoins de clients ciblés pour lequel on a défini stratégiquement un niveau de services. Autrement dit, le travail sur l'axe industriel ne doit venir que dans un second temps. "Mais aujourd'hui, les groupes industriels mettent l'accent sur la production pour être flexibles dans l'absolu, sans toujours avoir clairement défini le niveau réel de besoins de leurs clients cibles et de ce qu'ils sont prêts à fournir", déplore le directeur des pièces détachées et des accessoires. "Il ne faut pas confondre les projets de Supply Chain avec ceux de rationalisation ou de sur-qualité industrielle", ajoute-t-il.
Appliquant cette vision aux pièces de rechange et accessoires, dont il a la responsabilité, Thierry Leroy a par exemple déterminé différents niveaux de rupture selon leur gravité et leur urgence : s'agit-il d'un réapprovisionnement de filiale disposant encore de stock ? D'un particulier en panne de chaudière ? Ces questions permettent de définir les mesures adéquates à mettre en œuvre sans dépenser trop pour une qualité supérieure au besoin énoncé.

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Azap dans les pièces de rechange
Saunier Duval a installé Azap en décembre 2002 pour réaliser les prévisions de ventes de l'activité pièces de rechanges. Capitalisant sur l'acquis, la formation et l'installation n'ont pris que 15 jours. Comme il n'était pas facile d'obtenir l'ensemble des ventes finales aux clients, ont été intégrées partiellement des ventes finales et partiellement des ventes aux filiales. "Là encore, il vaut mieux avancer avec quelque chose d'imparfait plutôt que de ne pas bouger", déclare Thierry Leroy avec pragmatisme. Contrairement aux produits finis, l'approche est centralisée pour massifier les flux et pouvoir utiliser des modèles statistiques, d'autant que 80% des pièces de rechange sont communes à l'ensemble des pays (sur 3 500 pièces, une centaine font 80% du chiffre d'affaires).
Mais Azap n'est qu'une partie de l'ensemble des projets qu'a Thierry Leroy pour les pièces de rechange. "Ces projets parlent beaucoup plus des clients, puisqu'on travaille sur des positionnements de prix sur l'ensemble des marchés", déclare-t-il. Il est d'ailleurs devenu Account Manager du premier client en pièces de rechanges de Saunier Duval, un revendeur de chaudières et de pièces de rechanges basé en Angleterre, également présent en France, en Belgique, en Hollande, en Italie, en Pologne, en Hongrie et en Autriche. Ils travaillent conjointement sur une réorganisation de la distribution, intégrant une rationalisation de prix, des études de prix, de niveaux de services et de réseau de distribution sur chaque marché pour mettre en place la réponse logistique idoine. Cela passe par des livraisons directes, des entrepôts intermédiaires en fonction des délais promis…"Nous sommes en train peu à peu de réorganiser l'ensemble de la distribution Europe en partant des analyses de marchés et des taux de services qu'on veut atteindre".
Sur le plan des résultats, Saunier Duval a commencé à en enregistrer sur les pièces de rechange depuis septembre, et ceux relatifs à Azap viendront s'y ajouter. "Azap n'est qu'un outil. Ce qui est primordial, c'est le changement de culture de la part des gens, l'orientation vers les marchés et la capacité à réagir face aux problèmes".

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